La nouvelle Mercedes Classe S (2026) : luxe, puissance et conduite autonome — tout ce qu’il faut savoir

Mercedes prépare une mise à jour majeure de sa Classe S (W223) pour début 2026. Plus qu’un simple restylage, ce facelift est présenté par la marque comme l’un des plus importants de l’histoire du modèle : environ 2 700 pièces ont été revues ou remplacées, soit plus de 50 % de l’auto. L’objectif est clair : maintenir la S‑Klasse au sommet du segment des grandes berlines de représentation, en modernisant sa chaîne de traction, son confort et sa plateforme logicielle.

Design extérieur : l’étoile qui brille et une identité renforcée

Visuellement, Mercedes conserve les lignes élégantes et imposantes de la S‑Classe tout en accentuant l’identité de marque. Les optiques avant et arrière adoptent désormais une signature lumineuse intégrant le motif de l’étoile Mercedes — un choix fort qui ancre la S dans la nouvelle famille stylistique de Stuttgart. Le cadre de la calandre est éclairé et, nouveauté notable, l’emblématique étoile de capot est illuminée. Ces éléments mettent l’accent sur la présence visuelle et la reconnaissabilité immédiate du vaisseau amiral.

Motorisations : plus de puissance, mais aussi plus d’efficience

Le facelift accompagne une modernisation poussée de l’offre moteur. Mercedes met à jour presque toute la gamme :

  • Les S 450 et S 500 reçoivent le M256 Evo, un 3.0 qui gagne en couple (600 Nm standard, jusqu’à 640 Nm en overboost) et promet une réponse moteur plus vive.
  • Le V8 M177 Evo, introduit en S 580, adopte une vilebrequin à plat (flatplane) — une technologie issue des moteurs haute performance — et délivre désormais 530 ch et 750 Nm, soit des gains significatifs.
  • La S 580 e plug‑in combine un six cylindres retravaillé avec un moteur électrique et revendique une autonomie électrique WLTP supérieure à 100 km, une performance remarquable pour la catégorie.
  • Les diesels sont également optimisés : les S 350 d et S 450 d reprennent l’OM 656 Evo, intégrant notamment un catalyseur chauffant électrique pour réduire les émissions au démarrage.
  • Tous les blocs bénéficient d’une hybridation légère 48 V et d’un démarreur‑générateur de 17 kW, signe que Mercedes joue la carte d’une électrification pragmatique, visant la performance sans renoncer à l’efficience.

    Châssis et confort : la suspension connectée et la marche flottante

    Sur l’axe confort, Mercedes annonce plusieurs avancées : la direction de l’essieu arrière devient de série (4,5°), avec la possibilité d’opter pour la variante à 10° qui réduit sensiblement le rayon de braquage. L’Airmatic est désormais couplée à une régulation des amortisseurs basée sur le cloud : le véhicule échange des informations avec d’autres voitures pour anticiper les irrégularités de la route et adapter la suspension à l’avance. L’ambition affichée est d’obtenir un « effet de suspension flottante » encore renforcé, particulièrement perceptible au second rang.

    Infodivertissement et numérique : vers un « Superscreen » et MB.OS

    Le cockpit devrait évoluer vers une présentation plus intégrée, probablement en adoptant une variante du Superscreen déjà vue sur certaines Mercedes récentes. L’architecture logiciel MB.OS et le nouveau MBUX sont au cœur du programme : Mercedes mise sur un « cerveau » numérique unifié, capable de piloter aides à la conduite, infotainment et services connectés. Les rumeurs indiquent que le format vertical du précédent écran pourrait céder la place à une disposition plus horizontalisée ou à un écran large qui atténuerait la dominance d’un seul panneau tactile — une demande récurrente des clients et des journalistes.

    Assistance à la conduite : vers le Level‑4 ?

    Mercedes continue de pousser l’autonomie : le système Drive Pilot, déjà présent dans certains marchés, évolue et la S‑Klasse est conçue avec des fonctions prêtes pour le niveau 4 d’automatisation. Concrètement, cela signifie une capacité d’intervention du véhicule sur certains trajets ou segments, sans que le conducteur ait à superviser en permanence. La prudence reste de mise : déploiement dépendant des réglementations locales et des mises à jour logicielles.

    AMG et versions spéciales : des changements structurants

    La version AMG subit des transformations techniques marquantes. Les observations d’ersatz laissent penser que l’AMG S 63 E‑Performance pourrait abandonner la batterie PHEV empruntée jusque‑là, pour revenir à une solution MHEV plus légère, en s’appuyant sur un V8 revu (flatplane). L’objectif est d’accroître la puissance tout en limitant certaines contraintes liées au poids et à la complexité du groupe propulseur hybride rechargeable.

    Positionnement marché et enjeu stratégique

    Cette mise à jour arrive dans un contexte de concurrence réduite au sommet du segment : Lexus réduit sa présence, l’A8 d’Audi se cherche, et le BMW Série 7 se prépare lui aussi à une refonte. La S‑Klasse, très prisée notamment en Chine où les versions longues et Maybach représentent une part notable des ventes, doit rester la référence technologique et symbolique de Mercedes. Le facelift vise donc à consolider la position de leader, tant sur le plan technologique que symbolique.

    Dates clés et disponibilité

  • Première : 29 janvier 2026, au Musée Mercedes à Stuttgart.
  • Mise en commande : prévue dès février.
  • Livraisons : début des remises aux clients peu après.
  • La révision est d’ampleur : nouvelles motorisations, comfort enhancements, modernisation logicielle et une identité visuelle renforcée. Pour les clients historiques de la S‑Klasse comme pour les nouveaux acheteurs, l’enjeu est d’offrir à la fois tradition du confort et avancées technologiques modernes.

    Exit mobile version