Le nouveau Smart #2 : l’urbanité réinventée avec 300 km d’autonomie et une recharge ultra‑rapide
Smart revient sur le devant de la scène électrique avec le #2, successeur spirituel du Fortwo et incarnation contemporaine de la citadine premium. Sur le papier, ce petit bolide urbain conserve les atouts historiques de la marque — compacité extrême et maniabilité urbaine — tout en franchissant une étape technique majeure : une architecture Electric‑Only (ECA), une batterie 35,7 kWh et surtout une autonomie annoncée jusqu’à 300 km WLTP. Pour les citadins et pendulaires, ces chiffres changent la donne. Voici ce qu’il faut retenir, rendus concrets et contextualisés pour qui vit au quotidien en milieu urbain ou périurbain.
Dimensions et ergonomie : conçu pour la ville
Avec seulement 2,78 mètres de long et un diamètre de braquage inférieur à 7 mètres, le Smart #2 est taillé pour les parkings exigus et les ruelles étroites. Sa compacité n’est pas une contrainte mais un argument : facilité de stationnement, agilité en milieu dense et moindre encombrement dans la circulation. La configuration technique — moteur placé sur l’essieu arrière et une suspension arrière à cinq bras — vise à offrir un comportement qui se rapproche davantage d’une petite voiture « adulte » que d’un simple jouet urbain.
Batterie, autonomie et recharge : des progrès significatifs
La batterie de 35,7 kWh permet une autonomie WLTP allant jusqu’à 300 km, un bond notable par rapport à beaucoup de micro‑citadines électriques. Ce gain d’autonomie ouvre de nouvelles possibilités : trajets périurbains réguliers, petites escapades inter‑villes sans anxiété de recharge, et une souplesse d’usage au quotidien. Mais le véritable point différenciant est la rapidité de recharge : Smart annonce une recharge de 10 à 80 % en moins de 20 minutes. Concrètement, cette capacité rapproche l’usage du VE de celui d’un véhicule thermique pour des journées ponctuelles de déplacement — surtout si l’on dispose d’accès à la recharge rapide.
Comparaisons pratiques : Twingo Electric et Dacia Spring
Face aux rivaux, le Smart #2 se positionne clairement sur une offre plus technologique et plus premium. Le Renault Twingo Electric, avec sa batterie LFP de 27,5 kWh et 263 km d’autonomie WLTP, reste un bon produit mais se trouve légèrement distancé sur la rapidité de recharge et la capacité énergétique. La Dacia Spring, quant à elle, conserve l’avantage du prix (environ 18 000 €) mais n’offre qu’environ 230 km d’autonomie et une batterie plus petite — un choix rationnel pour un budget contraint, mais moins ambitieux techniquement. Le Smart #2 assume son positionnement : un véhicule urbain spécialisé, plutôt qu’un tout‑terrain familial.
Habitacle et vie à bord : compact mais soigné
L’intérieur a été repensé : une banquette continue, un grand écran tactile pour l’infotainment et une présentation plus cossue que dans la génération précédente. Smart joue la carte du « premium social » : matériaux de meilleure qualité, ergonomie modernisée et une interface numérique très intégrée. Pour l’usage urbain, la surface vitrée, la visibilité et la simplicité d’accès restent prioritaires. En revanche, le gain en confort devra être apprécié lors d’un essai réel : l’espace aux jambes, la modularité du coffre et la capacité à embarquer deux passagers adulte‑sont‑il réellement compatibles avec la ligne compacte ?
Comportement routier : promesses et attentes
Le moteur arrière et la suspension cinq bras laissent entrevoir un comportement dynamique inhabituel chez les micro‑citadines. Le Smart #2 pourrait offrir une direction vive et une bonne tenue en ville, avec un caractère joueur sur petites routes. Toutefois, l’efficacité aérodynamique reste un talon d’Achille : le profil trapu et la forte surface frontale pénalisent la consommation à vitesse stabilisée sur autoroute. En clair, le Smart est idéal pour la ville et le périurbain, moins pour les longues étapes à haute vitesse.
Positionnement tarifaire et marché : une carte premium assumée
Avec un tarif d’entrée fixé autour de 22 500 €, Smart se situe au‑dessus des propositions low‑cost comme la Spring, et dans une zone tarifaire où les attentes en finition et en services sont élevées. Le prix reflète les choix techniques (batterie plus grande, recharge rapide) et l’ambition de marque. Pour convaincre, Smart devra démontrer la valeur ajoutée réelle : qualité perçue, coût d’usage, réseau de service et facilité d’accès aux recharges rapides. Le succès dépendra aussi de la concurrence : si Renault ou d’autres proposent des offres promotions agressives, la perception de valeur pourrait rapidement devenir le facteur décisif.
Public cible : pour qui le Smart #2 est‑il fait ?
Points à vérifier lors d’un essai pratique
Le Smart #2 marque une étape importante : il élargit la pertinence de la micro‑citadine électrique en répondant à deux demandes fortes des clients urbains modernes — autonomie crédible et recharge rapide. Son positionnement premium est raisonné : il s’adresse à des usagers prêts à payer plus pour du confort, de la technologie et une expérience de conduite urbaine haut de gamme. Reste désormais à voir l’accueil commercial et la perception réelle sur le terrain, quand les premiers exemplaires rouleront dans nos villes et que les conducteurs testeront l’équilibre entre compacité, performance et coût d’usage.

