Nouvelle règle sur les trottinettes en Italie : ce que doivent savoir les touristes avant le 16 mai
L’Italie durcit sa réglementation sur les trottinettes électriques : à partir du 16 mai 2026 plusieurs dispositions entrent en vigueur, et les contrevenants — y compris les visiteurs étrangers — s’exposent à des amendes lourdes et potentiellement à la saisie de leur véhicule. Pour les vacanciers allemands et européens qui comptaient circuler en e‑scooter pendant leur séjour, il est essentiel de connaître ces nouvelles obligations techniques, administratives et d’usage pour éviter déconvenues et sanctions.
Un cadre légal renforcé : identification, technique, assurance
La refonte du « Codice della Strada » prévoit désormais une identification officielle des e‑scooters circulant en Italie. Chaque appareil devra arborer un autocollant d’identification nominatif — demandé en ligne ou auprès des autorités compétentes — ce qui pose la première difficulté aux touristes : les plaques d’assurance étrangères ne sont pas automatiquement reconnues dans tous les cas et l’harmonisation n’est pas encore entièrement précisée.
Par ailleurs, des exigences techniques deviennent obligatoires dès la mi‑mai : clignotants avant et arrière, feu stop, et le port du casque pour tous les conducteurs. Ces équipements ne figurent pas sur de nombreux modèles d’entrée de gamme ou sur des trottinettes plus anciennes que l’on trouve fréquemment en Allemagne ou en location. À noter enfin qu’une obligation d’assurance est confirmée, mais son entrée en vigueur est décalée : la couverture responsabilité civile obligatoire ne serait effective qu’à partir du 16 juillet 2026, selon les dernières communications ministérielles.
Restrictions d’usage : où et comment rouler
Les règles d’utilisation sont également resserrées :
Ces limitations visent à réduire les conflits entre piétons et utilisateurs de trottinettes et à améliorer la sécurité dans les centres‑villes touristiques très fréquentés durant la saison.
Sanctions : des amendes dissuasives et risques de saisie
Les infractions sont assorties de pénalités nettement plus élevées qu’en Allemagne. Parmi les montants rapportés :
Au‑delà de l’amende, l’administration italienne prévoit la possibilité de confisquer le véhicule, ce qui complique fortement la situation du touriste qui verrait sa trottinette immobilisée sur place.
Problèmes pratiques pour les touristes allemands
Plusieurs points posent question pour les visiteurs :
Autant d’incertitudes qui rendent le recours à la location locale (avec opérateur conforme) souvent plus sûr, à condition de vérifier que le loueur respecte bien la nouvelle réglementation.
Conseils pratiques avant de prendre la route en Italie
Que surveiller dans les prochaines semaines ?
Les autorités et médias italiens finaliseront les modalités pratiques (procédure de demande d’autocollant, règles d’équivalence des vignettes étrangères, format exact des documents à présenter) dans les prochains jours. Les voyageurs doivent rester attentifs aux mises à jour officielles émanant du Ministère des Infrastructures et de la Mobilité. Si une période transitoire est possible dans certains cas, il est prudent de considérer la nouvelle réglementation comme immédiatement applicable pour éviter tout risque.
Impact pour la mobilité touristique
Ces mesures traduisent la volonté des autorités italiennes d’encadrer strictement un mode de déplacement devenu massif en peu d’années. Leur logique est claire : garantir la sécurité des piétons et harmoniser les usages. En revanche, l’effet sur le tourisme urbain n’est pas neutre : si la mise en conformité est perçue comme complexe, certains visiteurs pourraient renoncer à l’usage de la trottinette et se rabattre sur d’autres moyens (vélos, transports en commun). Pour les acteurs de la micro‑mobilité, c’est l’heure de l’adaptation : conformité des parcs, assurance, information client et traçabilité administrative seront désormais des éléments non négociables.
