Daihatsu Copen (2003) : que vaut ce petit roadster à toit escamotable et 68 ch ?
Au printemps 2003, le Daihatsu Copen a surpris la presse automobile européenne : un micro‑roadster de 3,39 m, dérivé de la logique des kei‑cars japonais, proposant un toit rigide escamotable en aluminium — une prouesse technique rare à ce niveau de prix. Le test original d’auto motor und sport (n°13/2003) mettait en lumière un véhicule conçu autour d’une idée simple : offrir le plaisir du cabriolet dans un format extrêmement compact et économique. Aujourd’hui, en replongeant dans ce dossier, on mesure à la fois l’audace du concept et ses limites pratiques. Voici une analyse actuelle, en m’appuyant sur les constats du test d’époque.
Un concept clair : fun minimaliste et ingéniosité mécanique
Le Copen n’a jamais prétendu être une GT. Son positionnement était précis : proposer le petit bonheur du toit découvrable sans les inconvénients d’un capote textile fragile. Le toit escamotable électro‑hydraulique en aluminium était l’argument clé — il offrait le confort d’un toit rigide et la praticité d’une manœuvre simple, le tout sur une base ultralégère. À l’époque, ce type d’équipement à ce prix (environ 18 000 €) était exceptionnel.
Moteur et performances : 68 ch pour un sourire garanti
Le Copen testé disposait d’un petit moteur de 68 ch (conforme aux normes kei dans ses déclinaisons japonaises), suffisant au regard du poids plume de l’ensemble. Les accélérations ne prétendaient pas à l’éclat, mais la voiture offrait une vivacité agréable en usage urbain et sur routes sinueuses. Le rapport poids/puissance, combiné à un châssis compact, rendait la direction incisive et le comportement joueur. Les chiffres purs ne racontent pas tout : le Copen avait surtout un « feeling » enthousiaste, plus proche d’une moto carénée que d’une petite berline.
Châssis et tenue de route : la petite sportive raisonnable
Malgré sa taille réduite, le châssis donnait confiance. L’empattement court et la suspension plutôt ferme contribuaient à une agilité remarquable ; sur routes tortueuses, le petit roadster se montrait joueur et précis. Le compromis confort/tenue était acceptable : on sentait les irrégularités, mais sans brutalité excessive. Pour un usage espiègle — virées dominicales ou trajets urbains avec échappées — il remplissait parfaitement sa mission.
Habitabilité et ergonomie : l’essentiel au millimètre
Bien sûr, le Copen n’était pas une voiture pratique pour deux plus leurs bagages. L’espace à bord était minimaliste, mais optimisé : les commandes accessibles, la position de conduite basse, et une finition correcte pour le segment. Le coffre restait très limité, et le toit rigide escamotable occupait une partie de la place disponible lorsqu’il était replié. En somme, l’habitacle était taillé pour deux personnes et des voyages courts — pas pour des vacances familiales.
Le toit escamotable : innovation utile, mais coût et complexité
La star du Copen reste son toit : alu, électro‑hydraulique, il permettait de passer du coupé au cabriolet en quelques secondes. Technique, séduisant et rassurant comparé à une capote souple, ce dispositif avait néanmoins ses contreparties : complexité mécanique, coût de réparation potentiellement élevé et prise de place dans le coffre. Les ingénieurs avaient réussi un tour de force de miniaturisation, mais le propriétaire devait accepter une mécanique plus sophistiquée sur un engin par ailleurs très simple.
Finitions et équipement : surprenamment honnête pour le prix
Pour un tarif contenu, le Copen proposait un niveau d’équipement correct : confort basique, radio/CD à l’époque, et des matériaux adaptés au segment. L’ambiance intérieure privilégiait le charme et le côté ludique plutôt que le luxe. C’était cohérent avec le positionnement : une voiture plaisir, accessible et maligne.
Consommation et entretien : économes mais vigilants
Pour un acheteur moderne, l’impact sur le budget d’entretien reste modéré, excepté en cas d’intervention sur le toit — un point à vérifier impérativement sur les exemplaires d’occasion.
Usages recommandés : qui devrait envisager un Copen aujourd’hui ?
Points de vigilance pour l’occasion
Héritage et impact : un mini‑roadster qui a laissé sa trace
Le Daihatsu Copen a marqué son époque par son audace : offrir un toit rigide escamotable et un vrai plaisir de conduite dans un format minimaliste. Il a prouvé qu’un roadster n’a pas besoin d’être grand pour être convaincant. Pour les passionnés, il représente aujourd’hui une solution charmante et abordable pour celui qui recherche une voiture plaisir sans prétention. Techniques ingénieuses, comportement enjoué et personnalité marquée ont fait du Copen un petit classique pour qui sait apprécier la simplicité bien conçue.
