C’est l’annonce qui fait trembler les constructeurs rivaux : Hyundai présente en Chine un SUV électrique à 722 km d’autonomie qui va révolutionner le marché, et son nom est Elexio. Dévoilé sur la scène du Salon de Pékin par le joint-venture Beijing Hyundai, ce modèle 100 % électrique marque une rupture nette dans la stratégie de la marque coréenne. Il ne s’agit pas d’un Ioniq de plus, mais d’une toute nouvelle catégorie, pensée pour détrôner des références comme le Volkswagen Tiguan et l’ID.4 sur leur propre terrain.
Incroyable : Hyundai présente en Chine un SUV électrique à 722 km d’autonomie qui va révolutionner le marché
Le Hyundai Elexio repose sur la plateforme E-GMP (Electric-Global Modular Platform), déjà éprouvée sous les Ioniq 5 et Ioniq 6. Après plus de cinq ans de développement conjoint entre Hyundai et son partenaire chinois, ce SUV compact inaugure une nouvelle famille de véhicules taillée pour le géant asiatique. Sa promesse centrale ? Proposer le meilleur rapport autonomie/recharge du segment, avec des chiffres qui donnent le vertige.
- 722 km d’autonomie selon le cycle CLTC (cycle chinois, plus optimiste que le WLTP européen)
- Une estimation réaliste en conditions européennes : 550 à 600 km WLTP, ce qui resterait un record pour la catégorie
- Recharge ultra-rapide de 30 % à 80 % en seulement 27 minutes sur une borne 350 kW
- Batterie de 88,1 kWh intégrée dans le plancher pour abaisser le centre de gravité
Ces performances positionnent l’Elexio parmi les meilleurs élèves de sa génération, à égalité avec les ténors du segment comme le BYD Han EV ou le Nio ES6.
Un design affirmé entre modernité et codes culturels
L’Elexio ne cherche pas à passer inaperçu. Son style mêle l’ADN du Kona nouvelle génération et la présence imposante de l’Ioniq 9, avec une signature visuelle pensée pour séduire le consommateur chinois.
- Bandeau LED avant en forme de « 8 », chiffre porte-bonheur en Chine, inspiré de la taille de cristaux
- Signature lumineuse continue reliant la face avant au hayon arrière
- Passages de roues musclés et ligne de toit plongeante pour un profil sportif
- Poignées de portes escamotables et surfaces latérales épurées
- Jantes 20 pouces multi-branches, associées à des élargisseurs d’ailes audacieux
- Pare-chocs bi-ton (noir mat + teinte carrosserie) pour une allure baroudeuse
- Logo Hyundai rétroéclairé sur le hayon minimaliste
Le résultat est un SUV qui assume pleinement son caractère, sans tomber dans l’excès. Un équilibre rare dans cette catégorie.
Un espace intérieur taillé pour l’usage quotidien
Un coffre parmi les plus généreux de sa catégorie
Malgré un gabarit compact, l’Elexio surprend par sa polyvalence de chargement :
- 506 litres de volume de coffre en configuration standard
- Jusqu’à 1 540 litres avec la banquette arrière entièrement rabattue
- Sol de chargement plat et rangements modulables pour maximiser l’utilisation de l’espace
À titre de comparaison, un Volkswagen ID.4 propose 543 litres standard et 1 575 litres en configuration maximale — l’Elexio joue donc dans la même cour, avec un gabarit potentiellement plus compact.
Un habitacle dominé par la technologie
L’intérieur de l’Elexio marque un vrai saut générationnel par rapport aux références actuelles du segment :
- Écran panoramique 27 pouces en 4K couvrant l’ensemble du poste de conduite
- Quasi-absence de boutons physiques : les commandes transitent par un bandeau tactile et une interface logicielle avancée
- Processeur Qualcomm Snapdragon 8295P pour garantir fluidité et mises à jour OTA
- Compatibilité Android Auto et Apple CarPlay sans fil
- Sièges avant et arrière multi-réglages, garnis de tissus techniques premium
- Ambiance intérieure moderne avec coloris soigneusement sélectionnés
Des aides à la conduite de niveau L2+ et une feuille de route ambitieuse
Hyundai n’a pas lésiné sur les systèmes d’assistance embarqués. L’Elexio intègre dès le lancement un niveau d’autonomie L2+, avec une roadmap claire pour les années à venir :
- Régulateur de vitesse adaptatif avec navigation autoroutière semi-autonome
- Système de caméras couvrant 540 degrés pour un stationnement assisté sans angle mort
- Intelligence artificielle neuronale pour l’anticipation des situations de conduite complexes
- Support futur Huawei HarmonyOS pour enrichir les fonctionnalités connectées
- Memory Parking (stationnement automatique en mémoire) prévu dès 2025
- City Autopark (conduite urbaine assistée) programmé pour 2026
Cette feuille de route place l’Elexio en concurrent direct des BYD et NIO chinois, réputés pour leur avance en matière de software embarqué.
Motorisation et plateforme E-GMP : ce que l’on sait
La plateforme E-GMP est modulaire par nature, ce qui autorise plusieurs configurations mécaniques. Pour l’Elexio, Hyundai n’a pas encore officialisé l’ensemble des variantes, mais deux architectures sont attendues :
- Propulsion à moteur unique (roues arrière motrices) : version d’entrée de gamme, optimisée pour l’autonomie et le coût
- Transmission intégrale à deux moteurs (un par essieu) : pour les amateurs de dynamisme et de traction par tous les temps
Quelle que soit la version retenue, la rigidité structurelle de la plateforme E-GMP et la répartition des masses garantissent une tenue de route précise et un comportement sain, deux points souvent négligés par les constructeurs purement électriques chinois.
Un avenir européen incertain mais à surveiller de près
L’Elexio est avant tout une réponse stratégique de Hyundai au marché chinois, où la pression des marques locales — BYD, NIO, Li Auto — est immense. Sa production est assurée par le joint-venture Beijing Hyundai, sans annonce officielle de commercialisation en Europe.
Plusieurs obstacles se dressent sur la route d’une éventuelle importation :
- Les normes d’homologation européennes (WLTP, R155 cybersécurité…) impliquent des adaptations coûteuses
- La concurrence est déjà féroce avec le Volkswagen ID.4, le Tesla Model Y et le futur Renault Scenic E-Tech
- Les nouvelles taxes douanières de l’UE sur les véhicules électriques fabriqués en Chine pourraient rendre le modèle peu compétitif en termes de prix
Pourtant, avec 722 km d’autonomie, un intérieur haut de gamme et une recharge express, l’Elexio aurait tout pour séduire les automobilistes européens. Hyundai serait bien inspiré de ne pas laisser cette opportunité de côté.
Ce que cela change pour le marché du SUV électrique
L’arrivée de l’Hyundai Elexio sur le marché chinois n’est pas un événement isolé : c’est le signal que les constructeurs coréens entendent rester dans la course face aux géants locaux. Avec une batterie de 88,1 kWh, une autonomie de 722 km, une recharge en 27 minutes et un habitacle à écran 4K de 27 pouces, l’Elexio fixe un nouveau standard pour 2025-2026.
La vraie question n’est plus de savoir si ce SUV est capable de révolutionner le marché — les chiffres parlent d’eux-mêmes. Elle est de savoir si Hyundai aura l’audace d’amener l’Elexio jusqu’en Europe, là où il manque encore un champion capable de tenir tête au Model Y de Tesla sur le long terme.

