Kimera EVO38 Collezione Martini : la deuxième (et sans doute ultime) édition remet le feu aux poudres

Kimera, petit constructeur italien né de la passion pour l’âge d’or des voitures de rallye, relance son EVO38 avec une série spéciale Collezione Martini. Ce n’est pas une simple reproduction du modèle 2024 : il s’agit d’une évolution technique et stylistique notable, destinée aux amateurs de sportivité radicale et de livrées historiques. La marque capitalise sur le succès de la livrée Martini, iconique chez les passionnés, et sur une augmentation sensible des performances. Présentation détaillée.

Un moteur encore affûté : 640 ch pour un quatre‑cylindres rageur

Au cœur de cette évolution se trouve le 2,1 litres biturbo, désormais poussé à 640 ch et 700 Nm de couple maximal. Plusieurs interventions expliquent ce gain :

  • compatibilité avec l’E85, carburant qui permet d’augmenter la puissance sans recourir à des modifications internes extrêmes ;
  • réhausse du régime maximal de 500 tr/min, qui porte la zone rouge à 8 200 tr/min ;
  • installation d’un échangeur de suralimentation additionnel doté d’un système de pulvérisation d’eau froide pour abaisser la température d’admission et améliorer la densité de la charge.
  • Ces éléments confèrent au quatre‑cylindres une musicalité plus vive, une meilleure résilience face aux sollicitations prolongées et une courbe de puissance plus généreuse, particulièrement adaptée à un usage piste ou performance routière.

    Refroidissement et aérodynamique renforcés

    Pour digérer cette nouvelle puissance, Kimera a retravaillé le refroidissement et le flux aérodynamique. La nouvelle capot‑avant, équipé de multiples ouïes, n’est pas là que pour le spectacle : elle améliore le refroidissement du compartiment moteur et révèle, par des ouvertures calculées, la suspension et les composants du train avant montés en position avancée. L’ajout de projecteurs supplémentaires à la manière des anciennes Lancia de rallye renforce le lien visuel avec le passé sportif tout en restant pratique pour une utilisation nocturne intense sur circuits ou routes secondaires.

    Transmission et châssis : la sportivité au premier plan

    Si Kimera n’a pas communiqué tous les détails techniques sur la transmission, les modifications visibles (jantes à verrou central, renforcement des trains roulants) indiquent une orientation purement performance. La mise en place d’un système de fixation central des jantes est typique des voitures de compétition : gain de temps au changement et rigidité accrue. Les réglages de suspensions, associés aux nouveaux éléments de refroidissement, laissent penser que le châssis a été recalibré pour exploiter les 640 ch sans sacrifier la précision de conduite.

    Trois variantes de la livrée Martini : hommage et personnalisation

    La Collezione Martini joue évidemment la carte du look légendaire. Trois déclinaisons sont proposées :

  • Perlweiß (blanc perlé) avec bandes Martini classiques pour un rendu historique ;
  • Wermutrot (rouge vermouth) pour un rendu plus agressif ;
  • Trockengrün (vert sec) pour une esthétique plus rare et élitiste.
  • Ces options matérialisent l’ADN rétro‑sportif de la marque et répondent à une demande d’exclusivité forte parmi les collectionneurs. Kimera indique que la plupart des exemplaires de cette nouvelle édition sont déjà attribués, et ne précise pas le nombre exact d’unités produites.

    Qui doit craquer (et pourquoi agir vite) ?

    Cette Collezione Martini s’adresse à un public précis : collectionneurs qui veulent une pièce commémorative, amateurs de conduite dynamique recherchant une auto extrêmement performante à moteur atmosphérique/biturbo, et puristes du style Lancia remanié dans une interprétation moderne. Le message est clair : l’offre est limitée et Kimera évoque déjà d’autres projets, notamment le K39, un hypercar inspiré des Groupe 5 des années 80, qui marquera la prochaine étape de la marque.

  • Pour les propriétaires potentiels : la compatibilité E85 est un atout économique et performance, mais implique réflexion sur l’usage quotidien et la disponibilité du carburant.
  • Pour les pilotes : la hausse du régime et les améliorations de refroidissement promettent des sessions sur circuit plus soutenues sans baisse de performance.
  • Pour les collectionneurs : la livrée Martini, surtout en variantes rares, porte une valeur émotionnelle et potentiellement patrimoniale élevée.
  • Ce que Kimera n’a pas (encore) dit

    Plusieurs éléments restent en attente de confirmation officielle : la liste complète des ajustements mécaniques internes, les modifications exactes de l’électronique moteur, le poids final de l’auto, ainsi que le prix de vente. Kimera reste discret sur le tirage exact de cette deuxième série et sur la tarification. Cela alimente le caractère exclusif de l’offre, mais complique l’analyse pour les acheteurs avertis.

    Regard vers l’avenir : K39 et orientation sportive assumée

    Kimera ne cache pas que son avenir passera par des projets encore plus radicalisés, à l’instar du K39 présenté comme un hypercar inspiré des silhouettes de compétition des années 80. La Collezione Martini semble ainsi jouer un rôle de pont : célébrer l’héritage, amortir la demande et financer l’entrée en scène d’une nouvelle ère. Pour la marque, c’est une stratégie de niche cohérente : exclusivité, performance et image racing.

    En synthèse, la Kimera EVO38 Collezione Martini devient encore plus tranchante : 640 ch, refroidissement optimisé, look Martini dans trois variantes et une orientation très performance. Pour qui veut une piece d’exception à caractère sportif marqué, la fenêtre d’opportunité se referme vite — et Kimera le sait. Les vrais connaisseurs doivent se positionner sans tarder.

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