Stellantis étoffe sa gamme de mid‑vans avec un nouveau moteur diesel 2,2 litres — une arrivée pensée pour répondre aux besoins concrets des professionnels : plus de couple, davantage d’autonomie et une plage de puissance élargie. Disponible dès maintenant pour Citroën Jumpy, Fiat Scudo, Opel Vivaro et Peugeot Expert (et proposé également sur l’Opel Zafira Life), ce quatre‑cylindres turbodiesel vise à remplacer progressivement certains 2,0 litres du groupe. Détails techniques, implications pratiques et conseils pour les gestionnaires de flotte : voici ce qu’il faut retenir.

Deux niveaux de puissance, jusqu’à 400 Nm

Le nouveau 2,2 L est décliné en deux versions : la variante « 150 Stop&Start » développe 110 kW (150 ch) et la « 180 Stop&Start » atteint 132 kW (180 ch). Le couple est significatif — jusqu’à 400 Nm pour la version haute — gage d’aisance au départ et de reprises confortables sous charge. Selon les configurations, la 150 ch peut être associée à une boîte manuelle 6 rapports ou à l’automatique EAT8 8 rapports, tandis que la 180 ch est livrée de série avec l’EAT8.

Conformité et gains d’efficacité

Stellantis précise que ce bloc respecte la norme Euro 6e‑bis. Pour y parvenir, il combine une injection directe de dernière génération et un système EGR retravaillé. Le constructeur annonce jusqu’à 13 % d’économie de carburant par rapport aux générations diesel antérieures, ce qui, si confirmé en conditions réelles, peut représenter des économies substantielles pour les flottes intensives.

Performances utiles au quotidien professionnel

La prétendue vitesse maximale peut atteindre 185 km/h selon la version et le véhicule, mais l’intérêt réel se situe ailleurs : la plage de couple et l’aisance de l’automatique EAT8. Pour un véhicule utilitaire, cela signifie :

  • meilleures reprises sur voie rapide quand le van est chargé ;
  • moins d’efforts moteur dans les côtes et lors de manœuvres avec remorque ;
  • réduction possible de la consommation en usage mixte grâce à une gestion optimisée des rapports.
  • Remplacement progressif des 2,0 litres

    Stellantis introduit ce 2,2 L comme évolution technique de la famille diesel déjà présente depuis 2024 dans d’autres véhicules légers du groupe. Il prendra la place de plusieurs moteurs 2,0 L, apportant plus de souplesse et d’endurance, qualités appréciées des professions qui exigent beaucoup d’heures de route et des charges variables.

    Tarifs et disponibilité — ce qu’il faut savoir

    Les prix varient selon la marque et la carrosserie. En Allemagne, par exemple, les tarifs annoncés pour l’Opel Vivaro débutent autour de 41 709 € pour la version 150 ch, tandis que la 180 ch avec boîte automatique démarre autour de 45 041 €. Chez Fiat, Citroën et Peugeot, les fourchettes sont comparables : le Jumpy/Scudo/Expert en 150 ch débute aux environs de 40 460 €, la 180 ch étant proposée autour de 43 792 € (tous prix TVA incluse). Des différences subsistent selon les options, empattement et variantes de carrosserie.

    Pour quelles utilisations ce moteur est‑il pertinent ?

    Les profils qui tireront le meilleur parti de ce moteur :

  • les artisans et entreprises de livraison réalisant de longues distances quotidiennes ;
  • les services qui alternent villes et autoroutes, nécessitant une motorisation polyvalente ;
  • les flottes qui cherchent un compromis entre autonomie et coûts opérationnels, sans dépendre exclusivement des infrastructures de recharge.
  • Entretien et recommandations pratiques

    Comme tout bloc moderne, l’intégration d’une injection haute pression et d’un EGR perfectionné impose une maintenance pointue. Quelques recommandations pour les gestionnaires de parc :

  • respecter scrupuleusement les intervalles d’entretien et utiliser des pièces d’origine pour l’injection ;
  • former les techniciens aux particularités du nouveau 2,2 L (diagnostic électronique, gestion du système après‑traitement) ;
  • prévoir un suivi consommation sur les premiers mois pour valider les gains annoncés et ajuster la planification de ravitaillement.
  • Diesel vs électrique : une offre multienergie

    Stellantis maintient une stratégie multienergie : aux côtés des variantes diesel, les versions électriques à batterie restent proposées. Le choix entre diesel et électrique dépendra donc du profil d’usage. Le diesel conserve des avantages sur l’autonomie et la rapidité de ravitaillement pour des usages intensifs ou routiers. L’électrique, en revanche, reste pertinent pour les tournées urbaines avec retours fréquents au dépôt et accès à des solutions de recharge.

    Que retenir pour un acheteur ou un gestionnaire de flotte ?

  • évaluer précisément le profil d’usage (kilométrage quotidien, proportion autoroute/ville, charge moyenne) ;
  • comparer le coût total de possession (TCO) en intégrant carburant, maintenance et éventuelles subventions pour l’électrique ;
  • tester la version 180 ch avec EAT8 si le véhicule tracte ou travaille lourdement ;
  • surveiller les retours terrain des premiers utilisateurs pour confirmer la consommation réelle et la fiabilité.
  • En résumé, ce nouveau 2,2 litres turbodiesel représente pour Stellantis une option robuste et moderne destinée à satisfaire les exigences des professionnels : couple généreux, disponibilité en deux niveaux de puissance, conformité Euro 6e‑bis et promesse d’économies à l’usage. Reste maintenant à vérifier, sur routes et en exploitation intensive, si les promesses de consommation et de fiabilité se confirment.

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