Skoda s’attaque désormais au segment supérieur avec son tout nouveau Peaq : un SUV 100 % électrique présenté comme le nouveau vaisseau amiral de la marque. Construit sur la plateforme modulaire du groupe Volkswagen, le Peaq se décline en configuration cinq ou sept places et propose des architectures propulsion ou intégrale. J’ai pris en main la version Peaq 90 en propulsion pour un premier essai routier — voici mes impressions techniques et pragmatiques après quelques dizaines de kilomètres.

Positionnement et gamme

Le Peaq veut jouer la carte du volume utile et du standing sans renier le rapport qualité/prix propre à Skoda. Les tarifs démarrent à 49 900 € pour la version d’entrée Peaq Selection 60 (150 kW / 204 ch). La version essayée, Peaq 90 en propulsion, s’affiche à 57 900 € et développe 220 kW (300 ch) sur le dossier technique, tandis que le haut de gamme culminerait autour de 65 300 € pour les versions les plus puissantes et mieux équipées.

Architecture et packaging

Basé sur la plateforme électrique du groupe, le Peaq profite d’un empattement généreux — presque celui d’une berline de classe supérieure —, ce qui se traduit par une habitabilité remarquable à l’arrière et un confort typique des SUV familiaux haut de gamme. Skoda joue ici une carte pragmatique : volumes de coffre importants, modularité des sièges et possibilité de sept places en option, un argument fort pour les familles.

Motorisation et comportement

La version Peaq 90 essayée est une propulsion au caractère volontaire. Les 220 kW disponibles offrent une poussée franche, avec une réponse moteur immédiate qui profite d’une transmission électrique sans à-coup. La motricité arrière confère au véhicule un agrément de conduite différent d’un train avant électrique : la direction paraît plus légère à l’avant, la rotation en courbe se fait avec une belle neutralité dans le dosage du regard.

  • Accélération et reprise : la transmission électrique assure une disponibilité du couple à bas régime, rendant les relances vives et sûres en circulation.
  • Comportement routier : confort privilégié, mais châssis suffisamment rigide pour éviter une tenue de route floue. Le Peaq vise une conduite paisible plutôt que sportive, même si la version 300 ch peut surprendre.
  • Consommation et autonomie : Skoda annonce des autonomies conformes aux attentes du segment ; la version essayée stabilise des consommations raisonnables en usage mixte, sous réserve d’un style de conduite mesuré.
  • Confort, habitabilité et modularité

    Le Peaq brille par son espace intérieur. L’empattement généreux et la mise en œuvre intelligente des volumes garantissent des places arrière confortables pour trois adultes et un coffre généreux. La possibilité d’une troisième rangée en option renforce son attractivité pour les familles nombreuses. Les matériaux et l’assemblage, dans la finition essayée, témoignent d’une montée en gamme sensible par rapport aux anciens standards de Skoda.

    Technologie embarquée et ergonomie

    L’équipement se veut complet : écrans larges, connectivité moderne et aides à la conduite nombreuses. Skoda demeure pragmatique dans l’ergonomie : commandes intuitives, rangements bien pensés et interface claire. On retrouve la philosophie Skoda du « travel smart » : des astuces d’usage (rangements, volets, prises) qui rendent le quotidien plus simple.

    Rapport prix/prestations

    Positionné entre 50 000 € et 65 000 € selon les versions, le Peaq cible une clientèle en quête d’espace, de confort et de polyvalence électrique. Le rapport qualité/prix paraît cohérent : Skoda propose une dotation riche sans exiger les tarifs premium des marques généralistes étrangères. Pour ceux qui veulent un SUV électrique spacieux et bien équipé, le Peaq offre une proposition convaincante.

    Points forts

  • Habitabilité et modularité : véritable argument familial, y compris en configuration sept places.
  • Comportement confortable : châssis bien calibré pour le grand tourisme électrique.
  • Positionnement tarifaire pertinent : montée en gamme sans rupture tarifaire excessive.
  • Points d’attention

  • Personnalité de conduite : les conducteurs en quête d’un comportement sportif trouveront le Peaq trop sage en comportement.
  • Technologie : l’équipement est complet mais la concurrence dans la catégorie des grands SUV électriques est rude, notamment en autonomie et intégration logicielle.
  • Poids et inertie : comme tout grand SUV électrique, la masse se ressent dans les changements directionnels et nécessite une vigilance sur les freinages appuyés.
  • Qui doit choisir le Peaq ?

    Le Peaq s’adresse aux familles et aux conducteurs qui placent l’espace, la modularité et le confort au cœur de leur choix. Ceux qui veulent un véhicule électrique capable d’accueillir régulièrement cinq à sept occupants, d’embarquer beaucoup de bagages et de proposer une conduite reposante y trouveront une réponse adaptée. Pour les amateurs d’agilité primaire ou les chasseurs de chronos, d’autres modèles du groupe ou concurrents auront sans doute un caractère plus dynamique.

    En première approche, le Skoda Peaq 90 se présente comme un sérieux candidat pour élever Skoda dans la catégorie des SUV électriques haut de gamme accessibles. Il combine un espace intérieur généreux, une motorisation volontaire et une philosophie pratique qui reste le marqueur de la marque. Les prochaines semaines permettront d’affiner l’analyse sur l’autonomie réelle et l’ergonomie logicielle, mais sur le plan mécanique et fonctionnel, Skoda a franchi un cap avec ce modèle.

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