Hyundai Ioniq 3 : le nouveau compact électrique qui veut damer le pion au segment B
Hyundai prépare l’arrivée d’un petit frère à l’Ioniq 5 et 6 : l’Ioniq 3. Visant le segment B électrique européen, ce modèle se positionne entre l’Inster (la citadine) et le Kona Electric, avec l’ambition de devenir une option pragmatique et moderne pour ceux qui cherchent un véhicule électrique quotidien, compact mais polyvalent. Les premières images et informations techniques permettent déjà de dessiner un portrait assez précis de ce qui devrait être l’une des nouveautés marquantes de 2026.
Positionnement et prix attendu
Hyundai n’a pas encore communiqué le tarif officiel, mais l’estimation la plus plausible place l’Ioniq 3 aux alentours de 36 000 euros. Ce positionnement le mettrait au cœur du marché européen du compact électrique, là où les volumes sont les plus importants. Stratégie claire : proposer un produit avec suffisamment d’équipement et de technicité pour séduire des acheteurs qui souhaitent passer à l’électrique sans opter pour un SUV trop volumineux ou un tarif premium.
Plate‑forme, batteries et performances
L’Ioniq 3 reposera sur la plateforme E‑GMP en version 400 V, déjà éprouvée sur plusieurs modèles du groupe Hyundai‑Kia. Deux capacités de batterie sont annoncées : 58,3 kWh et 81,4 kWh. Côté moteur, il est probable qu’un moteur électrique monté en simple traction (probablement sur l’essieu avant) délivre environ 150 kW (soit environ 204 ch) pour la version la plus courante. Cela lui offrirait un comportement suffisant pour un usage mixte ville/route.
Les autonomies attendues sont intéressantes : selon la capacité de batterie choisie, on évoque des plages théoriques allant d’environ 418 km à 587 km. Ces chiffres, s’ils se confirment dans des conditions réelles, seraient très compétitifs pour le segment. La ligne de carrosserie, plus profilée que certains modèles du groupe, pourrait aussi contribuer à une meilleure efficience en réduisant la consommation réelle.
Recharge : pragmatisme 400 V
La solution 400 V implique que l’Ioniq 3 n’atteindra pas les puissances de charge ultra‑rapide des modèles basés sur 800 V, mais Hyundai a visiblement opté pour un compromis coût/efficacité. Dans des conditions favorables, le passage de 10 à 80 % devrait prendre environ 30 minutes — une valeur correcte pour un usage courant, notamment si l’on recharge principalement en destination et lors des trajets longs par étapes.
Design extérieur : maturité et inspiration Genesis
Les clichés montrent une silhouette compacte mais dynamique, caractérisée par une forte inclinaison du toit, des porte‑à‑faux courts et une ligne de fenêtre ascendante. L’avant et l’arrière adoptent une signature lumineuse pixelisée et des éléments graphiques qui font penser à l’univers visuel de Genesis. Hyundai revendique la nouvelle langue « Art of Steel » : surfaces nettes, volumes ciselés et détails précis. Le résultat : un petit « coupé‑5‑portes » plus raffiné que la moyenne des citadines, avec un arrière anguleux et un toit plongeant qui confèrent un air sportif sans sacrifier la praticité.
Intérieur, ergonomie et nouvelle plate‑forme logicielle
À l’intérieur, Hyundai introduit Pleos, son nouveau système d’exploitation basé sur Android Automotive. Pleos promet davantage de personnalisation, des mises à jour Over‑the‑Air et des fonctions activables après‑vente — une orientation qui reflète la tendance du marché à monétiser certaines options logicielles. Malgré la numérisation, Hyundai n’abandonne pas les commandes physiques : touches et molettes subsistent pour les fonctions essentielles comme la climatisation, ce qui améliore l’ergonomie au quotidien.
Les matériaux devraient tirer parti d’approches durables : textiles issus de plastiques recyclés et éléments modulaires pour adapter l’habitacle selon les usages. L’équipement devrait inclure un combiné d’instrumentation numérique étroit et un affichage tête‑haute simplifié, pour une lecture rapide des informations importantes.
Versions sportives : N Line et possibilité d’une Ioniq 3 N
L’Ioniq 3 sera proposé dès le lancement en finition N Line, axée sur l’esthétique sportive (boucliers, jantes et détails intérieurs). Hyundai n’écarte pas non plus l’idée d’une version N complète, vraisemblablement introduite environ un an après le lancement commercial, conformément au calendrier habituel du constructeur pour ses déclinaisons sportives. Les caractéristiques techniques d’une Ioniq 3 N restent pour l’instant spéculatives, mais on peut s’attendre à des réglages châssis spécifiques et à une puissance accrue.
Pragmatisme et ambitions commerciales
L’Ioniq 3 est un pari stratégique : capter des volumes dans le B‑segment électrique européen en offrant un produit moderne, efficient et bien équipé, tout en maintenant un coût d’accès raisonnable. Sa réussite dépendra non seulement des performances annoncées, mais aussi de la qualité de la chaîne logistique — disponibilité, réseau de service, et conditions commerciales (financements, options incluses).
Points à surveiller
En résumé — sans conclure mais en observateur attentif — l’Ioniq 3 coche beaucoup de cases : plateforme éprouvée, autonomie ambitieuse, design travaillé et électronique moderne. Si Hyundai tient ses promesses en termes de prix et de mise en production, l’Ioniq 3 pourrait rapidement devenir une référence dans le segment des compacts électriques européens.

